Une exposition au MIT explore l’esthétique au-delà des données
L’exposition intitulée Beyond Data-Driven Aesthetics, présentée par le chercheur et ancien élève de l’architecture du MIT, Alexandros Haridis, est visible au MIT Keller Gallery jusqu’au 30 juin. Elle analyse les efforts des XXe et XXIe siècles pour transformer l’informatique en un médium de production créative et de jugement esthétique dans l’architecture et les arts appliqués. L’exposition s’appuie sur des domaines tels que la philosophie, les mathématiques, l’informatique et la conception computationnelle, traduisant des algorithmes, des théories et des systèmes d’apprentissage automatique en installations physiques et visualisations interactives.
Le projet découle de trois axes de recherche principaux. D’une part, l’avancement des systèmes d’apprentissage automatique, tels que ChatGPT et Stable Diffusion, a suscité des débats sur la créativité et le jugement esthétique. D’autre part, la recherche en computation de design et les grammaires de forme explorent les relations entre l’intuition humaine et la computation via des méthodes basées sur des règles. Enfin, l’exposition utilise la conception, la fabrication et la visualisation des données pour interpréter des concepts mathématiques et des systèmes d’apprentissage automatique.
L’exposition est structurée en cinq thèmes : Aesthetic Mea, Aesthetic Guidelines, Algorithmic Aesthetics, Aesthetic Appropriation et Aesthetic Novelty. Chaque thème représente une approche computationnelle spécifique du jugement esthétique, tirée de publications académiques. Par exemple, le thème mea fait référence aux travaux de George Birkhoff sur la quantification de la valeur esthétique dans les années 1930.
La recherche se concentre également sur l’évaluation computationnelle au-delà des exigences fonctionnelles, une question qui préoccupe de plus en plus les chercheurs en architecture et en design. Haridis exprime un intérêt croissant pour les applications de ces idées dans l’environnement construit, cherchant à comprendre comment la computation peut influencer positivement l’expérience humaine dans les espaces que les gens habitent.
Source : MIT News.
