Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais : Michel Onfray répond à Emmanuel Macron
Dans une récente adresse aux armées, le président Emmanuel Macron a affirmé : « Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais. » Cette déclaration suscite des réactions, notamment celle de Michel Onfray, qui critique cette position en soulignant que le patriotisme et le nationalisme sont intrinsèquement liés à l’identité nationale.
Onfray évoque l’étymologie des termes, notant que « natio » renvoie à la terre natale, tandis que « patrie » évoque le pays des ancêtres. Il soutient que l’amour pour la France implique une préférence pour sa nation sur d’autres, et que rejeter cette préférence équivaut à adopter une approche de « préférence internationale » qui, selon lui, privilégie l’étranger au détriment des Français.
Le philosophe questionne également les contradictions dans la politique étrangère de Macron, notamment son soutien au nationalisme ukrainien tout en critiquant le nationalisme en France. Il souligne que la reconnaissance de l’État palestinien par Macron, sans consultation populaire, semble contredire son rejet du nationalisme. De plus, Onfray fait référence à l’autonomie potentielle de la Corse, une demande portée par des nationalistes corses, comme un autre exemple de cette incohérence.
Onfray conclut en critiquant ce qu’il perçoit comme un nationalisme européiste de la part de Macron, qui privilégierait les intérêts de l’Union européenne sur ceux de la France. Il souligne que des figures politiques comme François Mitterrand ont historiquement associé le nationalisme à la guerre, alors qu’Onfray affirme que c’est l’impérialisme qui engendre les conflits.
Source : Le Journal du Dimanche
