Le plan de redressement de Michel Ohayon rejeté par la cour d’appel de Bordeaux
La cour d’appel du tribunal de commerce de Bordeaux a rejeté le plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), holding de l’homme d’affaires Michel Ohayon, qui détient 26 magasins Galeries Lafayette en province. Les syndicats expriment des craintes concernant l’avenir des 1.100 emplois en cas de liquidation judiciaire, notamment en ce qui concerne la vente des murs des magasins.
La CGT a fait part de ses « inquiétudes » pour les « travailleurs » suite à ce rejet, confirmé en appel. Cela concerne des grands magasins situés à Amiens, Agen, Bayonne, Cannes, La Rochelle, Tarbes et Toulon. « Si les 26 magasins Galeries Lafayette de province poursuivent leur activité grâce à un plan de sauvegarde, leur avenir demeure particulièrement fragile », alerte la fédération CGT Commerce et Services.
Un passif contesté de 1,7 milliard d’euros
La FIB, qui a été placée en redressement judiciaire en janvier 2023, fait face à des difficultés financières importantes. La cour d’appel a confirmé le rejet de son plan de redressement, sans prononcer de liquidation judiciaire, mais en renvoyant le dossier devant le tribunal de commerce pour l’élaboration d’un nouveau plan.
Selon des documents consultés, la holding aurait proposé de ne rembourser que 2% des créances non garanties, ce qui effacerait l’essentiel de ses dettes. Le passif déclaré de la FIB s’élèverait à 1,7 milliard d’euros, un chiffre que ses représentants contestent, évoquant des doublons entre la holding et ses filiales.
Michel Ohayon avait constitué un empire immobilier, mais a été fragilisé par la liquidation de Camaïeu et la cession de Gap et GO Sport, toutes deux placées en redressement judiciaire. Il fait également l’objet d’une mise en examen pour plusieurs infractions, dont la banqueroute et l’abus de biens sociaux.
Source : BFM TV
