#MeToo : Difficulté d’admission des mécanismes d’emprise chez les victimes masculines

#MeToo : “On a plus de mal à admettre les mécanismes d’emprise quand la victime est un homme”
Julien Chavanes à Paris en 2026.

Julien Chavanes à Paris en 2026. ALESSANDRO MOSALINI/HARPERCOLLINS

<h2 class="nodeparagraphe antonia-750r text-grey-800 pb-8"> <strong>Julien Chavanes</strong> En février 2024, la veille des César, <a target="_blank" href="https://www.nouvelobs.com/societe/20240226.OBS84943/metoogarcons-ce-que-l-on-sait-du-mouvement-initie-par-l-acteur-aurelien-wiik.html">le comédien Aurélien Wiik</a> a publié une story pour dire qu’il avait été abusé par son agent quand il était enfant et adolescent. Il a déclenché le mouvement #MeTooGarçons. C’était important, je crois, de documenter ce mouvement, parce que les hommes victimes de violences sexuelles rencontrent souvent des obstacles pour faire entendre leur voix.</p> <p> Ce phénomène est aggravé par les stéréotypes de genre qui persistent dans la société, où la victimisation masculine est souvent minimisée. Des études montrent que les hommes victimes peuvent éprouver une honte accrue, ce qui les empêche de se manifester.</p> <p> Selon une étude de l'INSEE, environ 5% des hommes déclarent avoir été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie, un chiffre qui reste largement sous-estimé en raison de la stigmatisation associée à ce type de victimisation. Ce manque de reconnaissance peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale et physique des victimes.</p> <p> En conséquence, il est crucial d'encourager une discussion ouverte sur ce sujet afin de briser les tabous et d'améliorer la prise en charge des victimes, quel que soit leur genre.</p>

Source : Nouvel Obs

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