Marseille : le salon Pareidolie explore de nouvelles tendances du dessin contemporain.

À Marseille, le salon du dessin contemporain Pareidolie s'aventure au-delà des valeurs sûres

À Marseille, le salon du dessin contemporain Pareidolie s’aventure au-delà des valeurs sûres

Pour sa 13e édition, le Salon international du dessin contemporain Pareidolie se tient au château de Servières à Marseille jusqu’au 30 août. L’événement réunit 17 galeries internationales et propose une large programmation associée.

Cette édition met en avant des artistes souvent choisis par les collectionneurs, tout en prenant le risque d’explorer des talents moins connus. De nombreux stands exposent des travaux inédits, avec une carte blanche accordée à Nicolas Rubinstein, une invitation à l’artiste Marguerite Maréchal, ainsi que des installations de Juliette S Duval et des projections de Christine Rebet. La foire présente également des productions de Strokevitch, réalisées à partir de ses vidéos, et les travaux des diplômés des écoles des Beaux-Arts du Midi.

Histoire et politique

Les artistes présents évoquent des aspects historiques, environnementaux ou politiques. Par exemple, les œuvres de Radenko Milak, exposées à la galerie Christine König, capturent l’essence d’une salle de cours d’histoire ou d’une vue de Marseille, en jouant sur le contraste entre le vide et le plein.

Des récits en suspens

Louise Aleksiejew, diplômée de l’École supérieure d’art et médias de Caen, présente des natures mortes qui frôlent l’abstraction, occupant un mur complet de la galerie Bernard Jordan. Luc Doerflinger, quant à lui, propose un assemblage mêlant portraits et animaux à l’encre de Chine, créant des récits qui se recomposent au gré des images.

Plus loin que l’histoire coloniale

Les sœurs Chevalme, aux côtés d’autres artistes comme Pierre Buraglio et Philippe Cognée, poursuivent leur exploration de l’histoire coloniale. Leurs œuvres, qui utilisent des encres sur papier rehaussées de paillettes d’or, interrogent la manière dont chaque culture peut dépasser le poids de son passé.

Une nature en transformation

Katia Bourdarel et Sylvain Ciavaldini présentent une installation qui évoque une nature en mutation, mêlant corps, animal et végétal. Leur œuvre, décrite comme une promesse de renaissance, montre une végétation proliférante.

Traces de l’humain

Odonchimeg Davaadorj, artiste mongole, utilise l’encre rouge pour dessiner des figures qui explorent l’idée de métamorphose entre le végétal et l’humain, racontant des histoires mystérieuses.

À l’affut de la nouveauté

La directrice du château de Servières, Martine Robin, joue un rôle clé dans la dynamique de Pareidolie, soutenant les artistes émergents et facilitant leur exposition dans divers lieux à travers la France.

Paréidolie – salon international du dessin contemporain
Château de Servières, 19 boulevard Boisson, 13004 Marseille
Du 29 au 30 août 2026

Source : Connaissance des Arts

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