Maroc: le Syndicat national du fun «permet de revenir un peu à l’humain» et à l'amour de la musique - Reportage Afrique

Maroc : Le Syndicat national du fun, un retour à l’humain et à la musique

Le Syndicat national marocain du fun (MNSF) s’est fixé pour objectif d’ouvrir de nouveaux espaces de fête à Casablanca. Dans un contexte où la désintoxication numérique est devenue essentielle, le collectif d’artistes organise tout au long de l’année des sessions d’écoute musicale dans divers lieux de la capitale économique marocaine. Cependant, pour y participer, il est nécessaire d’adhérer au Syndicat du fun.

Un cadre d’écoute convivial

Les participants doivent passer par une procédure bureaucratique, incluant des tampons et signatures, pour obtenir leur carte d’adhérent. Cela, selon Nabil Qerjij, l’un des fondateurs, devient une source d’amusement et de créativité. Il souligne que ces sessions permettent de « revenir un peu à l’humain » et de partager des histoires musicales. Par exemple, la prochaine session mettra en avant un éboueur collectionnant des disques de Bollywood.

Lors de la dernière session, Adil Hanine, batteur du groupe Hoba Hoba Spirit, a présenté ses inspirations musicales, allant de John Coltrane à Jimi Hendrix, tout en partageant des anecdotes. Qerjij ajoute qu’il existe une monotonie dans les événements musicaux actuels, souvent centrés sur des DJ et des enceintes, sans lien social. Les sessions du MNSF visent à créer un espace d’échange et de rencontre.

Diversité des événements musicaux

Le Syndicat, composé d’une dizaine d’artistes, propose des événements gratuits organisés bénévolement. Sophia Alami, architecte au sein du collectif, souligne que les changements urbanistiques rapides de Casablanca ont motivé leur action, notamment la fermeture de lieux mythiques et l’augmentation des coûts d’accès aux sorties.

Elle précise : « Nous avons cherché à faire des événements peu coûteux pour attirer un public qui peut venir gratuitement. » Les précédentes sessions ont exploré des genres variés, du métal à la House de Détroit, et sont disponibles en ligne sur YouTube. L’objectif reste de continuer à offrir une grande diversité de profils, d’âges et de goûts musicaux.

Conclusion

Le Syndicat national marocain du fun se positionne comme un acteur essentiel dans la revitalisation de la scène musicale de Casablanca, en favorisant des rencontres authentiques et un retour à la culture musicale.

Source : RFI

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