Marine Le Pen débute sa campagne pour la présidentielle sans bracelet électronique, confirme la procureure
Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement National (RN), a annoncé le début de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027, affirmant qu’elle se présentera sans bracelet électronique, suite à sa condamnation en appel pour détournement de fonds publics. La cour a confirmé une amende de 100 000 euros et a allégé sa peine à trois ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi qu’à 45 mois d’inéligibilité.
La députée RN a déclaré qu’elle se pourvoit en cassation pour « défendre son innocence » et que, n’ayant pas d’exécution provisoire prononcée, elle est en me de poursuivre sa candidature. Elle a précisé qu’il n’existe « plus de scénario » l’empêchant de se présenter.
Les réactions à cette annonce sont nombreuses. Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, a souligné la « dimension morale » de la situation, tandis qu’Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, a accusé Le Pen de « prendre la démocratie en otage ». L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a estimé qu’elle devra « expliquer » son choix aux Français.
Jordan Bardella, présenté comme son « binôme gagnant », n’a pas encore réagi à cette annonce.
La présidente de la Cour d’appel a qualifié les faits reprochés de « graves », notant qu’ils se sont déroulés sur plus de onze ans, malgré les alertes du Parlement européen sur le respect des règlements.
Emmanuel Macron, quant à lui, a refusé de commenter la peine infligée à Marine Le Pen, affirmant que le président de la République ne doit pas se prononcer sur les décisions de justice.
Source : DNA
