Remplacée par une IA, Marianne s’est reconvertie et gagne mieux sa vie : voici le métier qu’elle exerce désormais
Marianne Richet, 38 ans, a récemment changé de carrière après avoir été remplacée par une intelligence artificielle dans son précédent emploi de traductrice. Après avoir obtenu un master dans une école d’interprètes et de traduction, elle a travaillé aux États-Unis en tant que jeune fille au pair avant de rejoindre une agence de traduction à Paris en 2015. Pendant sept ans, elle a traduit des documents techniques pour des entreprises industrielles, un poste rémunéré 2 200 euros bruts par mois.
À la fin de l’année 2022, l’agence pour laquelle elle travaillait a perdu plusieurs clients, qui ont choisi d’internaliser leurs traductions et de recourir à des intelligences artificielles. Marianne a constaté que ces outils, bien que performants, ne retranscrivaient pas toujours les subtilités des textes originaux. En 2023, face à l’essor de ChatGPT, elle a décidé de se reconvertir dans les ressources humaines, un domaine qui l’attirait depuis longtemps.
En septembre 2023, elle a commencé une formation continue pour obtenir un bachelor en gestion des ressources humaines, financée en partie avec son Compte Personnel de Formation (CPF). Quatre mois après l’obtention de son diplôme, elle a été recrutée par une PME industrielle française en région parisienne, qui prévoit d’ouvrir une filiale aux États-Unis. Son nouveau poste, rémunéré 2 600 euros bruts par mois, implique des déplacements fréquents aux États-Unis.
Cependant, Marianne envisage de quitter son emploi en raison des tensions économiques et géopolitiques entre l’Europe et les États-Unis, qui ont ralenti les recrutements. Elle prévoit de chercher un poste dans un grand groupe solidement établi sur le marché américain.
Cette reconversion témoigne de l’impact croissant des technologies sur le marché du travail, notamment dans des domaines comme la traduction, où les intelligences artificielles prennent de plus en plus de place.
Source : Le Figaro
