Mariage d’étrangers en situation irrégulière : « C’était une mascarade », déclare Robert Ménard après l’échec du vote à l’Assemblée nationale
Ce jeudi 25 juin 2026, l’Assemblée nationale n’a pas réussi à se prononcer sur la proposition de loi de l’Union des Droites (UDR) visant à accorder davantage de prérogatives aux maires concernant les mariages qu’ils suspectent d’être frauduleux. Robert Ménard, maire de Béziers, a exprimé son « affliction » et a qualifié la situation de « mascarade ».
Le projet de loi, qui vise à renforcer les prérogatives des maires face aux mariages arrangés ou simulés, était de retour au Palais Bourbon. Lors de sa niche parlementaire, l’UDR a relancé une proposition émanant du Sénat, répondant ainsi à la demande de plusieurs maires, dont Ménard, qui refusent de célébrer des unions qu’ils soupçonnent d’être frauduleuses.
En juin 2025, une première version de ce projet avait été débattue sans aboutir à un vote. L’article interdisant le mariage de personnes en situation irrégulière avait été censuré. La version actuelle stipule que les étrangers doivent fournir des justificatifs prouvant la régularité de leur situation, et accorde au procureur de la République une période prolongée pour enquêter sur des mariages suspects.
Durant la séance de ce jeudi, une quarantaine de députés de gauche et d’extrême gauche ont utilisé diverses parades pour empêcher le vote, incluant des rappels au règlement et des suspensions de séance. Plus de 380 amendements ont été déposés, rendant le débat particulièrement chaotique.
Robert Ménard a réagi en déclarant : « Je suis affligé, c’était une mascarade avec une gauche qui a fait un jeu indigne et pitoyable. » Il a également critiqué Renaissance, Ensemble et le Modem pour leur rôle dans cet échec, et a souligné que le mot « situation irrégulière » n’avait pas été mentionné durant les débats.
Le maire de Béziers est sous le coup d’une procédure judiciaire, étant jugé le 30 septembre prochain pour avoir refusé de célébrer un mariage entre une Française et un Algérien en situation irrégulière. Si la proposition de loi est votée, il ne pourra pas en bénéficier rétroactivement, mais espère que cela pourra l’aider à sa défense.
Robert Ménard risque une inéligibilité ainsi qu’une peine de cinq ans de prison et 75 000 € d’amende.
Source : Midi Libre
