La canicule, grande oubliée dans la rénovation énergétique

La canicule, grande oubliée dans la rénovation énergétique

Fait-il plus de 30 °C chez lui ? Plus de 35 °C ? Alexandre, résident au dernier étage d’une résidence relativement récente dans l’est de Paris, s’interroge sur la chaleur insupportable qu’il endure, malgré la récente rénovation énergétique de son immeuble. Ce constat soulève des questions sur l’efficacité des travaux réalisés dans le cadre de la transition énergétique.

La France a connu des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses. Selon Météo-France, les épisodes caniculaires se multiplient, avec une augmentation des températures moyennes de 1,5 °C depuis les années 1970. Ce phénomène climatique met en lumière un enjeu majeur : la capacité des bâtiments rénovés à faire face à ces nouvelles réalités climatiques.

Les rénovations énergétiques, souvent axées sur l’isolation thermique et l’efficacité énergétique, semblent parfois négliger la gestion de la chaleur. Les experts soulignent que ces travaux doivent également inclure des solutions pour éviter la surchauffe, comme l’installation de systèmes de ventilation adaptés ou de protections solaires.

En 2022, l’INSEE a rapporté qu’environ 12 millions de logements en France étaient considérés comme mal isolés, ce qui pose un problème lors des vagues de chaleur. Une étude de l’Ademe a également révélé que près de 30 % des logements rénovés ne respectent pas les normes de confort thermique en été.

Face à cette situation, il devient crucial de repenser les stratégies de rénovation énergétique pour intégrer des mes de confort thermique en période de chaleur. Sinon, les habitants comme Alexandre continueront à souffrir de températures insupportables, même dans des logements récemment rénovés.

Source : Météo-France, INSEE, Ademe

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