Une louve meurt après s’être attaquée à un troupeau : des éleveurs alpins demandent

Une louve abattue après avoir attaqué un troupeau : des éleveurs réclament des comptes à l’État

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une louve a été abattue à la Bréole, dans les Alpes-de-Haute-Provence, après avoir été aperçue près d’un troupeau ovin. Un lieutenant de louveterie a effectué un tir de défense pour protéger les animaux domestiques. Cet animal avait été capturé en mai en Seine-Maritime, puis relâché dans les Alpes par les services de l’État.

Les agriculteurs locaux expriment leur colère, car ils estiment que la relâche de la louve est directement liée à une série d’attaques sur des troupeaux survenues récemment. Les Jeunes Agriculteurs ont déposé plainte et demandent des comptes à l’État concernant la gestion de cet animal.

Les représentants des antennes Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence du syndicat s’interrogent sur la responsabilité de la louve dans ces attaques. Ils exigent également l’accès aux données du collier GPS qui avait été fixé sur l’animal pour suivre ses déplacements. Le président de la branche Hautes-Alpes a averti que l’absence d’informations pourrait entraîner des tensions croissantes parmi les éleveurs.

L’Office français de la biodiversité a déclaré que la louve n’avait causé « aucun dommage aux élevages durant toute la période de suivi », précisant qu’elle préférait les proies sauvages, notamment des jeunes cervidés et des renards.

Depuis le 16 février, le plafond d’abattage de la population lupine a été porté à 21 %, permettant l’abattage de 248 loups sur les 1 000 recensés en France. Les tirs de défense sont désormais accessibles à tous les éleveurs, qu’ils soient protégés ou non, sur déclaration après coup en préfecture. Cette évolution a suscité des réactions mitigées, certains éleveurs se disant satisfaits, tandis que des associations de protection des animaux dénoncent des mes jugées catastrophiques pour la population lupine.

Source : La Provence

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *