Prédations sur le Plateau d’Hauteville : le loup dans le viseur
« Il n’y a que le loup qui s’installe sereinement dans l’Ain. » Cette déclaration de Théo Morin, président local des Jeunes Agriculteurs, lors d’un congrès début juin, illustre l’inquiétude croissante des agriculteurs face à l’augmentation des attaques de ce prédateur dans le département. Selon la Direction départementale des territoires (DDT), 25 cas de prédations, dont la responsabilité du loup n’est pas écartée, ont été enregistrés au 2 août 2023. Parmi eux, 20 incidents, soit 80 %, ont eu lieu sur le Plateau d’Hauteville. En réponse, le préfet de l’Ain a mis en place un ensemble de mes pour « mobiliser l’ensemble des leviers prévus par la réglementation ».
Des affûts ont été organisés quotidiennement grâce à la collaboration des lieutenants de louveterie et, lorsque nécessaire, de la brigade mobile d’intervention (BMI) de l’Office français de la biodiversité, tout au long du mois de juillet.
Un tir de défense
Un tir de défense a été effectué lors de l’un de ces affûts, alors qu’un loup était en position d’attaque près d’un troupeau, sans toutefois que l’animal ne soit touché. Pour anticiper et protéger les troupeaux, la préfecture et la chambre d’agriculture encouragent les éleveurs à soumettre une déclaration préalable ou une demande d’autorisation de tir lorsque les conditions réglementaires le permettent.
Par ailleurs, le préfet a souligné l’importance d’informer rapidement les éleveurs concernés après chaque prédation confirmée.
À ce jour, aucun loup de la meute du Plateau d’Hauteville n’a été abattu. Toutefois, un tir létal avait été réalisé en avril 2024 à Jujurieux, marquant une première dans l’Ain depuis 70 ans.
Source : Le Progrès


