Loi de finances 2026 : Changements majeurs en fiscalité et aides sociales
La loi de finances pour l’année 2026 introduit une série de mes touchant à la fiscalité, aux aides sociales et à divers dispositifs économiques, impactant tant les particuliers que les entreprises. Ces changements visent à améliorer le pouvoir d’achat, à soutenir la consommation, et à répondre aux besoins des étudiants, tout en abordant des enjeux relatifs au logement et à l’emploi.
Parmi les principales dispositions, on note l’exonération des pourboires jusqu’à fin 2028 pour les salariés au contact de la clientèle, tels que ceux de la restauration et de l’hôtellerie, dont le revenu est inférieur à 1,6 SMIC. De plus, une nouvelle taxe d’environ 2 € sera appliquée à partir du 1er mars sur les articles de faible valeur, provenant de pays hors de l’Union Européenne, pour contrer la concurrence déloyale du e-commerce international.
À partir de mai, tous les étudiants, qu’ils soient boursiers ou non, auront accès à des repas à 1 € dans les restaurants universitaires gérés par le CROUS. La prime d’activité, destinée aux ménages modestes, sera également augmentée de 50 € par mois, touchant environ 3 millions de foyers.
Cependant, certaines aides seront supprimées, comme le financement du permis de conduire par le compte personnel de formation (CPF), sauf pour les demandeurs d’emploi, et l’aide de 500 € pour les apprentis. En matière d’impôt sur le revenu, les tranches seront indexées sur l’inflation dès le 1er janvier, évitant ainsi à de nombreux contribuables de changer de tranche malgré une hausse de leur salaire nominal.
Un autre point notable est le doublement du plafond des dons aux associations d’aide, qui passera de 1000 € à 2000 €, ouvrant droit à une réduction d’impôt de 75 %. La Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR) sera pérennisée pour asr un taux d’imposition minimal pour les foyers les plus riches.
Les grandes entreprises, dont le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard d’euros, verront leur contribution exceptionnelle prolongée en 2026. Un nouveau statut fiscal, le « bailleur privé », sera instauré pour encourager la location à long terme avec des avantages fiscaux, bien qu’il ne concerne que certains logements sous conditions strictes.
Enfin, la réforme du Pacte Dutreil vise à recentrer ce dispositif sur l’économie réelle, avec des changements notables concernant l’engagement de conservation et l’exclusion des actifs non professionnels.
Ces mes, intégrées dans la loi de finances 2026, reflètent une volonté d’adaptation aux enjeux économiques actuels et de soutien aux populations les plus vulnérables.
Source : Notaires de France
