Logement étudiant à Nice et Toulon : un défi à une semaine de la rentrée
Le compte à rebours est enclenché. Dans une semaine, les premiers étudiants des Alpes-Maritimes et du Var prendront le chemin des cours. Or, certains peinent toujours à dénicher un logement abordable. Cherté des loyers, garanties exigées, arnaques en ligne à déjouer… trouver un toit relève du parcours du combattant pour des milliers de jeunes qui viennent étudier dans la région.
« Sur les deux départements, nous comptons 68 000 étudiants pour 6 000 logements dans les résidences étudiantes du Crous. Malgré l’augmentation du parc de logements, nos résidences affichent complet », indique Vanessa Tith, directrice vie étudiante et communication au Crous Nice Toulon. Dans les résidences étudiantes privées, même scénario. Il ne reste plus de places disponibles.
« La situation du marché du logement est particulièrement sous tension, notamment en raison de la forte attractivité touristique du territoire », pointe Audrain Roux, président de la FACE06, la Fédération des Associations et des Corporations Étudiantes des Alpes-Maritimes.
La colocation étudiante : des sites d’annonces dédiés
Quand les studios affichent à Nice des loyers allant de 600 à plus de 850 euros par mois selon les quartiers et la superficie, la colocation peut permettre de faire baisser la facture. La plateforme gratuite du Crous, Locaviz.fr, permet d’accéder aux annonces déposées par les propriétaires. À dix jours de la rentrée, le site affiche encore une trentaine de logements disponibles à Nice, et une dizaine pour Toulon.
Avant de pouvoir contacter un propriétaire, il faut être inscrit sur messervices.etudiant.gouv.fr et fournir un justificatif de son inscription dans l’enseignement supérieur français. D’autres sites et applications mobiles permettent de trouver un logement en colocation, ou des colocataires : La Carte des Colocs, Recherche-colocation, Immojeune.
Habiter chez un senior : comment ça marche ?
Pour alléger leur budget logement, certains étudiants choisissent d’habiter chez un senior. C’est le cas d’Abdou, étudiant en anthropologie à Nice, qui habite chez Isabelle, colline de Pessicart. « J’ai eu de la chance », sourit-il. Après avoir galéré plusieurs semaines, il a contacté l’association Ensemble2Générations qui propose des colocations intergénérationnelles.
Le principe est simple : se loger chez l’habitant en échange d’une aide (présence la nuit, courses, initiation aux outils numériques) et/ou d’une participation modique aux frais. « L’esprit de la loi sur la colocation intergénérationnelle est clair, ce n’est pas de l’aide à domicile », pointe Jack Hébrard, président d’Ensemble2Générations 06. La participation financière varie selon les services rendus, allant d’une quasi-gratuité à un loyer modique autour de 150 euros, sans dépasser 350 euros par mois.
Attention aux arnaques !
Alors que les jeunes et leurs familles effectuent souvent leurs recherches à distance, Vanessa Tith invite à la plus grande vigilance. « Beaucoup d’étudiants se font arnaquer, ils envoient de l’argent sans avoir signé de contrat de location, et quand ils arrivent, le logement n’existe pas. »
Le propriétaire peut demander un certain nombre de documents (pièce d’identité, carte d’étudiant, justificatifs de ressources), mais ne doit pas exiger de versement d’argent pour réserver un logement. Il est également important de vérifier la durée du bail, certaines locations prenant fin début juin, avant la fin de l’année universitaire.
Bon à savoir : garantie Visale, avance pour le dépôt de garantie
Si le propriétaire exige un garant et que votre famille ne peut se porter caution, vous pouvez solliciter la garantie Visale pour faciliter votre recherche de logement. Action Logement se porte garant pour vous, sur les trois premières années du bail, pour des logements du parc privé et des résidences étudiantes.
Une autre option est l’avance Loca-pass, qui permet de verser le dépôt de garantie demandé par le bailleur et de le rembourser petit à petit, sans intérêts, sur une durée maximale de 25 mois, avec un montant maximum de 1 200 euros.
Source : Nice-Matin



