Elle refuse de travailler le samedi, six jours plus tard, elle est licenciée : la justice lui donne raison
Une jeune femme espagnole a récemment remporté une bataille judiciaire contre son ancien employeur, après avoir été licenciée pour avoir refusé de travailler le samedi. L’incident a eu lieu après qu’elle ait été engagée en février, et son employeur a tenté de la contraindre à modifier ses horaires de travail.
Au début de juillet, l’employeur a convoqué la salariée pour lui demander de travailler le samedi afin de compléter son temps de travail. L’employée a exprimé son désaccord, précisant qu’elle avait précédemment signé un document attestant de son refus. Son employeur lui a alors conseillé de se renseigner sur ses droits. Six jours plus tard, la salariée a reçu une lettre de licenciement disciplinaire.
Bien que l’employeur ait reconnu le caractère injuste de ce licenciement et ait proposé une indemnité, la salariée a décidé de contester cette décision. Le tribunal social de Séville a déclaré le licenciement abusif, mais non nul, estimant qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves que l’employeur avait contraint la salariée à changer ses conditions de travail.
La Haute Cour de justice d’Andalousie a ensuite confirmé cette décision, déclarant le licenciement nul et ordonnant la réintégration de la salariée ainsi que le versement de 6 251 € de dommages et intérêts pour préjudice moral. L’employeur a tenté de faire appel, soutenant que la protection contre les représailles ne s’appliquait pas dans ce cas.
La Cour suprême a finalement rejeté le recours de l’employeur, confirmant la nullité du licenciement. Ce cas met en lumière les enjeux de la protection des droits des travailleurs en Espagne, notamment en ce qui concerne les changements d’horaires non consentis.
Source : Noticias Trabajo
