Intelligence artificielle en entreprise : L’IA devance la préparation des équipes, alerte Kyndryl
Selon le « People Readiness Report 2026 » publié en juillet 2026 par Kyndryl, une enquête menée auprès de 1100 dirigeants dans huit pays (Brésil, France, Allemagne, Inde, Japon, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis) révèle que 57 % des organisations affichent désormais un déploiement massif de l’intelligence artificielle. Cependant, seuls 23 % des responsables estiment que leurs équipes sont réellement prêtes à accompagner ce virage, un chiffre en recul de six points par rapport à 2025. Cet écart entre l’ambition technologique et la préparation humaine est identifié comme le principal frein à l’exécution.
L’adoption de l’IA s’accélère, mais la confiance dans les équipes diminue. En deux ans, les copilotes numériques sont devenus des outils de bureau courants. Plus de trois quarts des organisations interrogées indiquent que leurs salariés utilisent l’IA générative, et 77 % des dirigeants affirment avoir défini une stratégie IA claire. Pour 58 % d’entre eux, l’intelligence artificielle est devenue centrale dans leur compétitivité. Toutefois, seulement 23 % des dirigeants jugent leur main-d’œuvre prête à exploiter l’IA, tandis que 79 % craignent que le rythme de l’IA dépasse les capacités de leurs équipes et de leurs modèles opérationnels.
Les principaux obstacles cités par les dirigeants incluent la cybersécurité (52 %), le manque de compétences (49 %) et la qualité des données (47 %). Notamment, 94 % des répondants préfèrent former les salariés en poste plutôt que de recruter à l’extérieur. Près de deux tiers des organisations admettent ne pas avoir de politiques claires définissant les usages interdits de l’IA, soulignant un lien direct entre une gouvernance structurée et la confiance accordée aux systèmes d’IA.
L’étude met également en évidence un groupe d’organisations « pionnières » qui ont réussi à intégrer l’IA tout en renforçant leur gouvernance. Ces entreprises rapportent des résultats concrets tels que l’innovation de produits, la croissance du chiffre d’affaires et l’amélioration de la gestion des risques. Cependant, ces mêmes organisations sont également plus susceptibles de penser que l’IA finira par dépasser leur capacité d’adaptation.
Enfin, 95 % des dirigeants estiment que les rôles évoluent vers une collaboration avec l’IA plutôt qu’un remplacement du travail humain. Malgré une transformation des rôles, 57 % des répondants affirment que l’IA a eu peu d’effet sur leur travail concret, illustrant une difficulté à traduire une intention stratégique en résultats tangibles.
La montée rapide de l’autonomie des systèmes d’IA est également notée, avec 81 % des dirigeants s’attendant à ce que des agents autonomes prennent des décisions importantes dans l’année à venir. Cependant, seulement 25 % des répondants font confiance aux systèmes d’IA sans supervision humaine.
Source : Kyndryl, People Readiness Report 2026.
