LFI S’attaque à la réintroduction des néonicotinoïdes dans la loi d’urgence agricole
La France Insoumise (LFI) a annoncé son intention d’utiliser sa niche parlementaire le 29 octobre pour abroger l’introduction des néonicotinoïdes, prévue dans la récente loi d’urgence agricole. Cette déclaration a été faite par Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, sur France Inter le 19 août. Elle a qualifié cette me de « loi poison ».
La loi d’urgence agricole, publiée au Journal officiel, a été validée par le Conseil constitutionnel et permet la réintroduction dérogatoire de pesticides auparavant interdits, notamment l’acétamipride et le flupyradifurone. Ces substances pourront être utilisées sous certaines conditions et pour des périodes limitées, sur décision de l’Autorité nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Au même moment, Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a souligné que la santé des enfants ne doit pas être mise en péril par des intérêts agro-chimiques. Elle a dénoncé le fait que ces intérêts aient été privilégiés au détriment de la santé publique.
La réintroduction de l’acétamipride avait suscité une forte opposition, avec plus de deux millions de signatures contre une proposition de loi portée par le sénateur Laurent Duplomb. Bien que cette proposition ait été censurée en 2025 pour « faute d’encadrement suffisant », les dérogations ont été réintégrées dans la loi actuelle, jugée par le Conseil comme relevant de « l’intérêt général ».
Les Insoumis considèrent cette loi comme « criminelle » et affirment qu’elle met en danger la santé publique. Mathilde Panot a qualifié la situation de « scandale sanitaire » et « scandale démocratique », tout en exprimant l’espoir que l’abrogation sera soutenue par certains membres du gouvernement, y compris l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne, qui avait proposé de supprimer cette disposition.
En parallèle, des organisations agricoles comme la FNSEA et Jeunes Agriculteurs plaident pour un accès facilité aux pesticides et à l’eau, et attendent des mes pour doubler le stockage d’eau destiné à l’agriculture, validées par le Conseil et intégrées dans la loi.
Source : Franceinfo



