L’intelligence artificielle (IA) transforme le monde du travail, promettant des gains de productivité significatifs. Cependant, son adoption soulève un paradoxe : si elle semble accélérer certaines tâches, elle engendre également de nouvelles charges de travail pour les employés.
Selon une étude de Workday, pour chaque tranche de dix heures économisées grâce à l’IA, près de quatre heures sont consacrées à la correction et à l’ajustement des résultats générés par ces outils. Ainsi, seuls 14 % des salariés bénéficient d’un gain net de productivité en utilisant l’IA. (pme-web.com)
Par ailleurs, le Boston Consulting Group rapporte que 42 % des employés utilisant régulièrement l’IA économisent une journée de travail complète ou davantage par semaine. Cependant, 41 % d’entre eux signalent une charge cognitive accrue, illustrant un « paradoxe du bien-être » où l’IA rend le travail à la fois plus agréable et plus exigeant. (bcg.com)
Ces données suggèrent que, bien que l’IA offre des opportunités d’amélioration de la productivité, elle nécessite également une gestion attentive pour éviter des effets indésirables sur la charge de travail et le bien-être des employés.
