Hauts-de-France : La cyberattaque d’octobre promet-elle des galères pour les épreuves du bac ?

Hauts-de-France : La cyberattaque d’octobre promet-elle des galères pour les épreuves du bac ?

Lors des épreuves du baccalauréat général et technologique prévues mi-juin, les académies de Lille et d’Amiens ont mis en place des aménagements en prévision de dysfonctionnements. En effet, la cyberattaque ayant touché les établissements publics des Hauts-de-France en octobre dernier pourrait encore perturber certaines épreuves.

Cette cyberattaque a considérablement affecté les systèmes informatiques des lycées publics de la région, impactant particulièrement les disciplines nécessitant l’outil numérique, tant pour les filières technologiques que générales, a souligné Pierre Moya, recteur d’Amiens. Bien que la situation soit actuellement « stabilisée », des dysfonctionnements restent possibles lors des épreuves, ce qui a conduit à la nécessité de prévoir des mes compensatoires.

Deux solutions de repli

En cas de problème lors d’une épreuve pratique de spécialité, l’élève sera convoqué à une nouvelle date. Si des difficultés persistent, des aménagements de notation seront appliqués en fonction des matières, ne tenant compte que de la note de la partie écrite. En cas de problème lors d’une seconde convocation, la note de la partie pratique sera remplacée par la moyenne annuelle de l’élève pour le bac Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D).

Sarah Chaudesaigues, du secrétariat Snes-FSU de Lille, a affirmé que « certains élèves n’ont pas eu de travaux pratiques pendant plusieurs semaines », soulignant une situation « très variable » d’un établissement à l’autre, avec certains élèves ayant raté jusqu’à « 12 semaines de travaux pratiques ».

Certaines « épreuves pratiques » n’ont ainsi « pas été retenues » par les jurys, faute d’avoir pu être étudiées par tous les élèves. À Amiens, pour les épreuves pratiques de matières scientifiques, chaque établissement pourra choisir, parmi une sélection de 25 sujets nationaux, ceux qui sont les plus adaptés aux enseignements effectivement dispensés, a précisé Frédéric Kuncze, chef de la division examens de l’académie.

Source : 20 Minutes.

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