Les ménages français vont continuer à subir de plein fouet la guerre au Moyen-Orient, selon l’Insee

Les ménages français vont continuer à subir de plein fouet la guerre au Moyen-Orient, selon l’Insee

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a averti que les ménages français risquent d’être les principales victimes de la conjoncture économique actuelle. Malgré des prévisions de croissance optimistes pour le trimestre en cours et l’année, l’Insee souligne que le pouvoir d’achat des ménages pourrait reculer de 0,3 % en 2026.

Dans sa note trimestrielle intitulée « L’industrie tient la barre, les ménages accusent le coup », l’Insee a présenté une prévision de croissance annuelle de 0,7 % pour 2026, avec un produit intérieur brut (PIB) qui devrait croître de 0,3 % au deuxième trimestre. En revanche, la Banque de France table sur une croissance de 0,5 %.

Impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie

Le choc énergétique causé par la guerre au Proche-Orient devrait avoir un impact moins sévère sur l’économie française que celui de la guerre en Ukraine en 2022 ou des chocs pétroliers des années 1970. L’Insee estime que la situation au Proche-Orient pourrait réduire le revenu national de 0,2 point cette année, bien que les prix du pétrole aient récemment doublé par rapport à 2025, où le baril de Brent était à environ 60 dollars.

Cette crise concerne principalement le pétrole, contrairement à 2022, où les prix du gaz et de l’électricité avaient également fortement augmenté. La diminution de la dépendance de la France aux produits pétroliers, grâce à une utilisation accrue du nucléaire et à une meilleure efficacité énergétique, joue un rôle crucial dans cette dynamique.

Conséquences pour les ménages et le marché du travail

Malgré ces éléments, les ménages ne sont pas épargnés. En 2022, l’État avait mis en place des subventions généralisées pour atténuer l’impact sur les consommateurs, tandis qu’en 2023, les mes d’aide ont été plus ciblées. En conséquence, le pouvoir d’achat en produits pétroliers des ménages devrait baisser de 20 % par rapport à 2025, un niveau similaire à celui de 2022.

L’Insee prévoit également une hausse des prix de 2,7 % d’ici fin décembre, contre moins de 1 % avant le conflit au Moyen-Orient. Les salaires en France n’augmentent pas en conséquence, à l’exception du salaire minimum, et le taux de chômage pourrait atteindre 8,4 % d’ici la fin de l’année, en hausse par rapport à 7,9 % fin 2025 et 7,3 % fin 2024.

Source : Insee

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