Comment les méduses contribuent à la recherche médicale et au fonctionnement des océans

Les méduses : un atout pour la recherche médicale et l’équilibre des océans

À l’aide de leurs tentacules, qui injectent du venin en moins de 600 nanosecondes, les méduses piquent environ 150 millions d’humains chaque année. Cependant, ces créatures marines jouent également un rôle crucial dans la recherche médicale et l’écosystème océanique.

Les méduses sont à l’origine de découvertes majeures en médecine. Deux prix Nobel leur sont attribués : le premier en 1913 pour la découverte du phénomène responsable des allergies, grâce à la physalie, et le second en 2008 pour la découverte de la protéine fluorescente verte de la méduse Aequorea victoria, qui permet de tracer les molécules et les médicaments dans le corps humain. Cette avancée a permis l’émergence de centaines de nouveaux traitements.

Dans les profondeurs marines, des espèces comme Turritopsis sont remarquables pour leur capacité à inverser le vieillissement, rajeunissant indéfiniment. Ces méduses, qui ne possèdent ni cerveau, ni cœur, ni poumons, sont composées à 95 % d’eau et n’appartiennent pas aux bilatériens, les animaux ayant une symétrie corporelle.

Des études récentes montrent que les méduses jouent un rôle vital dans la circulation des nutriments dans l’océan. Elles contribuent à faire remonter un quart du phosphore nécessaire à la croissance du phytoplancton, qui génère la moitié de l’oxygène que nous respirons. En effet, une respiration sur huit est fournie grâce à l’activité des méduses.

Ces créatures marines, bien que souvent redoutées, sont essentielles à la santé des océans et à l’avancement de la médecine.

Source : Radio France

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