Les marchés financiers s’inquiètent modérément de la guerre au Moyen-Orient
Comme on pouvait s’y attendre, les marchés financiers réagissent à la guerre déclenchée samedi au Moyen-Orient. Lundi, les grandes bourses internationales ont terminé en baisse. L’Europe n’a pas été épargnée. Mais les baisses restent pour l’heure modérées.
À Paris, l’indice CAC 40 a terminé la journée de lundi 2 mars en repli de 2,17%. À Francfort, la perte a été de 2,6%, tandis qu’à Milan, l’indice a chuté de 1,4%. Londres a enregistré une baisse de 1,2%. Aux États-Unis, la Bourse de New York a limité la casse en ne cédant que 0,1%. Cette réaction des marchés financiers aux bombardements au Moyen-Orient reste modérée. Au vu des fortes hausses des prix de l’énergie, notamment du pétrole et du gaz, les pertes boursières pourraient être plus sévères.
Les marchés attendent de voir comment la situation évolue. Ce sont les entreprises de secteurs particulièrement sensibles qui ont particulièrement souffert. Dans le tourisme, par exemple, la guerre dans une région entraîne une diminution des voyages. Le géant hôtelier français Accor a vu son action perdre 9%, atteignant un peu moins de 45 euros le titre. Air-France-KLM a également chuté de 9%, tandis qu’Aéroports de Paris a perdu 3%. En revanche, l’envolée des cours du pétrole a profité à des valeurs comme TotalEnergies, dont l’action a atteint un plus haut historique à plus de 70 euros, avec une hausse de 2% sur la journée.
Les investisseurs se tournent vers ce que l’on appelle les valeurs refuge. En période de crise, ils se détournent des entreprises à risques, vendent leurs actions et placent leur argent sur des titres sécurisés. La situation au Moyen-Orient complique les perspectives de croissance économique mondiale, qui pourrait être revue à la baisse. De plus, une reprise de l’inflation pourrait être provoquée par la flambée des prix du pétrole et du gaz.
Les actions qui baissent à la Bourse ne représentent pas de l’argent perdu, mais de l’argent qui se déplace. Bien que la Bourse baisse légèrement, d’autres valeurs, comme l’or et l’argent, en profitent. Cela vaut également pour la dette des États. En période de tensions géopolitiques, les investisseurs achètent des obligations, titres de dettes émis par les grands pays. Ils préfèrent acheter de la dette de pays comme la France, qui offre l’assurance d’un remboursement à terme, souvent à des taux d’intérêt plus confortables qu’un hypothétique cours de Bourse.
Source : Franceinfo
