En Corée du Sud, les cafés de sommeil séduisent les jeunes salariés
Pendant la pause déjeuner, au lieu de retrouver leurs collègues à la cantine, de plus en plus de jeunes employés en Corée du Sud choisissent de passer du temps dans des cafés de sommeil. Cette tendance, qui se propage à Séoul, notamment dans les quartiers d’affaires tels que Gangnam et Yeouido, répond à un besoin croissant de faire une véritable pause à la mi-journée.
De nombreux jeunes cadres se sentent surmenés et cherchent à établir une séparation physique et mentale par rapport à leur travail. Pour eux, déjeuner avec des collègues équivaut souvent à une extension du bureau, ce qui ne permet pas de se détendre réellement. Ainsi, après un repas rapide pris devant leur ordinateur, ils se dirigent vers ces cafés spécialisés qui fleurissent dans la ville.
Plus de 1 800 heures de travail
En Corée du Sud, la pause déjeuner est généralement d’une heure. Toutefois, les employés consacrent souvent une trentaine de minutes à leur sieste. Les cafés de sommeil, qui offrent des environnements calmes et confortables, permettent de se reposer dans des fauteuils de massage ou même dans des hamacs, souvent accompagnés de sons d’ambiance relaxants.
Les tarifs dans ces établissements sont généralement facturés par tranche de 10 minutes, avec un coût d’environ 10 000 wons pour 30 minutes de sieste, soit environ six euros.
Les statistiques montrent que les Sud-Coréens sont parmi les pires dormeurs au monde, travaillant en moyenne 1 833 heures par an. Ce chiffre dépasse celui des Japonais (1 600 heures) et des Français (1 500 heures). En conséquence, les adultes sud-coréens dorment en moyenne moins de huit heures par nuit, alors que la moyenne en France est de 8 heures et 33 minutes, selon les données de l’OCDE.
Cette situation met en lumière les défis liés à la santé mentale et physique des travailleurs sud-coréens, qui cherchent des solutions pour améliorer leur bien-être au travail.
Source : Radio France


