Les femmes indépendantistes persistent et signent
Le 26 octobre, une trentaine de femmes, membres du Regroupement des citoyennes pour la souveraineté, se sont réunies à la Maison Ludger-Duvernay à Montréal pour passer le relais au collectif Les Allumettes, issu des OUI-Québec. Cet événement s’inscrit dans la continuité de L’Opération porte-voix, qui avait mobilisé 60 femmes à travers le Québec lors de la campagne référendaire de 1995.
À l’époque, les sondages indiquaient que les femmes étaient moins favorables à la souveraineté que les hommes. Pour remédier à cette situation, les militantes avaient parcouru environ 3 000 km pour rencontrer des centaines de femmes dans plus de 40 municipalités. Leurs efforts ont porté fruit, puisque le 30 octobre 1995, les femmes francophones ont soutenu le Oui dans les mêmes proportions que les hommes.
Lors de la réunion de Montréal, Louise Paquet, présidente du Regroupement, a présenté un vidéodocumentaire sur L’Opération porte-voix. Elle a également invité des syndicalistes à rendre hommage aux femmes ayant contribué à cette initiative, soulignant le rôle historique des femmes dans le mouvement indépendantiste.
Marie-Anne Alepin, présidente de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, a rappelé l’importance de la transmission des idéaux nationalistes et sociaux, citant l’exemple de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, qui a joué un rôle clé dans l’émergence du mouvement des suffragettes.
Nicole Boudreau, première femme présidente de la SSJB-Montréal, a proposé un plan de match en trois points : établir une alliance entre les femmes des Premières Nations, Québécoises de souche et immigrantes ; renforcer les liens entre la métropole et les régions du Québec ; et encourager l’action de la société civile, considérée comme essentielle pour l’indépendance.
Pour conclure, Louise Paquet a remis un chèque de 5 000 $ à Marguerite Landry, porte-parole du collectif Les Allumettes, symbolisant le passage de flambeau à la nouvelle génération d’indépendantistes. Nicole Boudreau a exhorté les jeunes femmes à « faire plus, faire mieux, faire autrement », tout en les encourageant à éviter la douleur ressentie lors du référendum de 1995.
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