L’Argos Index continue de montrer des signes de rebond, avec une médiane des valorisations du mid-market européen atteignant 8,8 fois l’Ebitda au premier semestre 2026, soit une augmentation de 2,3 % par rapport aux six mois précédents. Cette hausse est principalement alimentée par le segment des opérations de 150 à 500 M€, tandis que le segment inférieur, de 15 à 150 M€, demeure stable. Les fonds d’investissements, ainsi que les acquéreurs stratégiques, jouent un rôle clé dans cette légère progression, avec un écart qui se creuse de plus de 2 tours. Le multiple médian payé par les fonds, qui privilégient des actifs de qualité, s’élève à 10,2x l’Ebitda, tandis que les acquéreurs stratégiques, qui optent pour des actifs à des prix raisonnables, voient leur multiple remonter légèrement à 7,9x, mais reste en dessous de 8x. « L’incertitude concernant la hausse des taux longs, qui impacte les valorisations, rend difficile l’anticipation d’une reprise marquée », déclare Louis Godron, managing partner d’Argos Fund.
Des volumes qui se maintiennent
Les multiples « extrêmes » représentent 32 % des transactions. La proportion de deals réalisés à moins de 7x, qui fluctue habituellement entre 20 et 30 %, a augmenté à 27 %. En revanche, la part des opérations à plus de 15x l’Ebitda a chuté à 5 %, atteignant son niveau le plus bas jamais enregistré. L’indice n’a également pas recensé d’acquisitions valorisées à plus de 20 fois l’Ebitda. Cette situation s’explique par le rerating des secteurs historiquement associés à des valorisations élevées, notamment le logiciel, l’éducation et la santé. En ce qui concerne les volumes, le nombre d’opérations s’établit à 221 pour les six premiers mois de 2026, un chiffre supérieur à celui du premier semestre 2025, bien qu’il soit en baisse de 16 % par rapport au second semestre 2025. « Le mid-market européen continue de réaliser des transactions, même en période de choc. L’économie fait preuve d’une grande résilience face aux défis des dernières années, malgré un contexte d’incertitude géopolitique élevé », souligne l’investisseur. En valeur, l’indice atteint un point bas, avoisinant 4 Md€, alors qu’il se maintenait au-dessus de ce seuil depuis trois ans. Les fonds représentent 14 % des opérations, incluant également les build-up, mais un tiers en valeur.
Source : CFNEWS


