Les Ehpad renforcent leurs mes face aux fortes chaleurs
Les cinq départements du Languedoc-Roussillon, bien qu’épargnés pour l’instant par une vigilance rouge ou orange canicule, prennent des mes préventives face à la chaleur estivale. Le vendredi 26 juin 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) a effectué une visite dans un Ehpad de Castelnau-le-Lez, dans l’Hérault, pour rappeler l’importance des gestes à adopter.
Bien que la région ne soit pas sous alerte canicule, les personnes âgées demeurent particulièrement vulnérables aux effets de la chaleur. Cédric Laperteaux, représentant de l’ARS dans l’Hérault, a souligné la nécessité de maintenir une « logique de prévention ». Il a rappelé que le département, situé sur le littoral sud de la France, n’est pas à l’abri d’un épisode de chaleur intense cet été.
Les recommandations de l’ARS incluent l’hydratation régulière, le rafraîchissement et la vigilance envers les personnes isolées. Les Ehpad, comme celui des Mûriers à Castelnau-le-Lez, prennent des mes concrètes, telles que l’installation de la climatisation dans les chambres. Aurélie Colletto, directrice de l’établissement, a précisé que ces installations vont au-delà du confort, visant avant tout la sécurité des résidents, qui sont souvent moins sensibles à la chaleur et à la soif. La déshydratation peut entraîner des complications graves, y compris des hospitalisations.
L’établissement a également mis en place un « plan bleu », qui définit les actions à entreprendre lors de canicules, comme l’achat anticipé d’eau et l’utilisation de brumisateurs. La préparation pour la chaleur commence bien avant l’été, car une fois qu’elle pénètre dans un bâtiment, il est difficile de l’en évacuer.
Les résidents, comme Gisèle Maïni, expriment leur satisfaction quant à la climatisation, notant une amélioration de leur confort et de leur qualité de sommeil. Toutefois, elle reste prudente et évite de sortir lors des fortes chaleurs.
L’ARS a reconnu que l’installation de la climatisation représente un coût considérable pour les Ehpad, pouvant atteindre « plusieurs centaines de milliers d’euros » pour certains établissements. Bien que cela puisse être perçu comme un investissement secondaire, les épisodes de chaleur récents rendent cet investissement de plus en plus pertinent.
Depuis la canicule de 2003, la législation impose aux Ehpad de disposer d’une salle rafraîchie, mais de nombreux établissements cherchent à aller au-delà en rafraîchissant l’ensemble de leurs infrastructures. Cela contribue également à la sécurité du personnel, qui, tout comme les résidents, peut souffrir des conditions climatiques.
Un rapport publié en juin 2026 par l’association Conséquences met en lumière le vieillissement de la population face aux canicules, prévoyant qu’après 2030, 7 millions de personnes de plus de 65 ans vivront dans des départements exposés à de fortes chaleurs. Le rapport souligne également que de nombreux décès liés à la chaleur surviennent en dehors des périodes d’alerte, indiquant que le risque ne se limite pas aux épisodes les plus extrêmes.
Les personnes atteintes de maladies comme Alzheimer sont particulièrement à risque, car elles peuvent ne pas ressentir la chaleur ou la soif. Pour l’ARS, l’anticipation, l’information et la surveillance des plus fragiles restent essentielles pour protéger cette population vulnérable.
Source : France 3 Régions
