Les femmes athlètes sont-elles filmées différemment à la télévision française à cause de l’islam ?
Des internautes ont récemment exprimé leur mécontentement concernant le nouveau cadrage des athlètes féminines lors des compétitions, notant que certaines parties de leur corps sont moins mises en avant. Cependant, il n’y a aucun lien avec l’islam, car ces changements résultent de recommandations émises par l’Association européenne d’athlétisme.
Le 8 juin dernier, des directives ont été publiées pour encourager une couverture médiatique plus respectueuse de l’athlétisme féminin, visant à éviter la sexualisation des athlètes. Par exemple, dans le cadre du saut à la perche, les caméras doivent filmer sur le côté pour éviter des gros plans inappropriés. La perchiste française Marie-Julie Bonnin a déclaré : « Ok, on est en culotte mais on n’accepte pas des plans qui ne servent à rien. [.] Je n’ai pas envie de me retrouver dans des positions bizarres sur internet ».
Ces recommandations ont été élaborées par l’Union européenne de radiotélévision et l’Association européenne d’athlétisme. Elles visent à combattre les pratiques sexistes qui perdurent depuis des décennies. En 1991, l’athlète Marie-José Pérec avait déjà dénoncé une photo jugée inappropriée publiée par le journal L’Équipe. Plus récemment, en 2021, la retransmission des JO de Tokyo a également pris des mes pour limiter la diffusion d’images trop sexualisées.
Il est à noter que ces recommandations ne sont pas contraignantes et ne prévoient pas de sanctions en cas de non-respect. À ce jour, aucun autre sport n’a mis en place une démarche similaire à cette échelle. Toutefois, des avancées ont été réalisées concernant les tenues autorisées en compétition, comme le short validé par la fédération française de gymnastique depuis 2025.
En conclusion, les changements dans la manière de filmer les athlètes féminines ne sont pas liés à des croyances religieuses, mais plutôt à une volonté d’améliorer la représentation des femmes dans le sport.
Source : Franceinfo



