Le télescope spatial James-Webb est prêt à décoller
Le télescope spatial James-Webb (JWST) est enfin prêt à partir après plus de douze ans de préparation. Le lancement est prévu pour le 25 décembre, à bord d’une fusée Ariane 5 depuis le centre spatial franco-européen en Guyane. Chris Gunn, photographe de la NASA, a suivi le projet depuis ses débuts en 2009, documentant chaque étape cruciale de son développement. « Voir les premières images que prendra le télescope – on parle de “première lumière” – est le plus important pour moi », a déclaré Gunn.
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale canadienne. Le JWST sera capable d’observer certaines des galaxies les plus anciennes de l’Univers, de capturer des images de nouvelles planètes et de systèmes planétaires, et d’explorer notre propre Système solaire. Avec un coût d’environ 10 milliards de dollars, le JWST est le télescope le plus ambitieux jamais construit, optimisé pour l’observation dans l’infrarouge.
Pour éviter les interférences de la chaleur émise par le Soleil et la Terre, le télescope se positionnera à 1,5 million de kilomètres de la Terre, à un point connu sous le nom de « point de Lagrange L2 ». Un pare-soleil de la taille d’un court de tennis sera déployé pour protéger les instruments du télescope. « Je suis totalement convaincue que nos ingénieurs ont fait un excellent travail en testant tout ce qu’ils pouvaient tester », a déclaré Heidi Hammel, chercheuse sur le projet.
Le parcours du JWST a été semé d’embûches, initialement estimé à un coût d’un milliard de dollars avec un lancement prévu pour 2007. Des problèmes de gestion et des défis techniques ont entraîné des retards importants. Chris Gunn a exprimé son attachement au projet, le comparant à l’éducation d’un enfant, bien qu’il ait eu de nombreux « parents ».
La mission du JWST est attendue avec impatience par la communauté scientifique, qui espère que les observations fourniront de nouvelles perspectives sur l’Univers.
Source : Pour la Science



