Le télescope spatial James-Webb découvre sa première exoplanète

Le télescope spatial James-Webb découvre sa première exoplanète

Le télescope spatial James-Webb (JWST) a réalisé une avancée majeure en détectant sa première exoplanète, nommée TWA7b. Cette découverte est particulièrement significative car elle a été obtenue par imagerie directe, un exploit rare dans le domaine de l’astronomie. TWA7b, qui est environ dix fois plus léger que les exoplanètes précédemment observées par cette méthode, a été identifiée par une équipe dirigée par Anne-Marie Lagrange, astrophysicienne à l’observatoire de Paris. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue Nature le 25 juin.

TWA7b orbite dans un système stellaire en formation âgé de 6,4 millions d’années, situé à 111 années-lumière de la Terre. Cette exoplanète pourrait offrir des informations précieuses sur les mécanismes de formation des planètes.

En 2016, des images du disque de poussière entourant l’étoile TWA7 avaient été obtenues par Élodie Choquet et son équipe à l’aide du télescope spatial Hubble. Ces images avaient révélé plusieurs sillons dans le disque, suggérant la présence potentielle de planètes en formation. Cependant, la sensibilité limitée de Hubble n’avait pas permis de détecter des objets moins massifs que Jupiter dans cette région.

Neuf ans plus tard, l’équipe de Lagrange a utilisé le JWST, qui fonctionne dans l’infrarouge proche, pour observer ce disque. Grâce à des coronographes, qui bloquent la lumière de l’étoile, les astronomes ont pu isoler la lumière de TWA7b. Après deux heures d’exposition, un point lumineux a été détecté, correspondant à un sillon situé à 52 unités astronomiques de l’étoile. Les analyses montrent que cet objet se déplace trop lentement pour faire partie de notre Système solaire, et le flux lumineux observé est en accord avec les modèles théoriques pour une planète gazeuse de 30 % de la masse de Jupiter.

Cette découverte marque une étape importante vers l’observation directe de planètes de faible masse. Les chercheurs espèrent, à terme, pouvoir identifier des sous-Jupiters, des exoplanètes dont la masse pourrait atteindre seulement un dixième de celle de Jupiter.

La majorité des exoplanètes sont détectées par des méthodes indirectes, telles que les transits et les vitesses radiales. L’imagerie directe, comme celle réalisée par le JWST, demeure rare et nécessite des instruments d’une grande sensibilité.

Source : Nature

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