Le télescope James-Webb détecte des « petits points rouges » : collision possible de trous noirs.

Le télescope James-Webb a détecté des « petits points rouges » par deux : vers une collision de trous noirs géants ?

Le télescope James-Webb a détecté des « petits points rouges » : vers une collision de trous noirs géants ?

Le télescope spatial James-Webb (JWST) a récemment observé des objets astrophysiques appelés « Little Red Dots » (LRD), ou « petits points rouges ». Découverts il y a quelques années, ces LRD sont au nombre de 300 et ont été détectés dans l’infrarouge. Ils apparaissent dans les données du JWST environ 600 millions d’années après le Big Bang, puis semblent disparaître 1,5 milliard d’années plus tard.

Ces objets sont caractérisés par leur compacité, leur luminosité et leur émission d’une combinaison inédite de lumière rouge et ultraviolette. Une simulation réalisée par des chercheurs montre des orbites d’une paire de trous noirs supermassifs, à seulement 40 orbites de leur fusion. Les modèles suggèrent que la lumière émise à ce stade pourrait être dominée par le rayonnement ultraviolet, avec des rayons X de haute énergie.

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer la nature des LRD, souvent en lien avec des trous noirs supermassifs, qui pourraient former des étoiles à trous noirs. Ces objets sont susceptibles d’être associés à des jeunes galaxies en phase d’accrétion de matière. Au cours des premiers milliards d’années de l’histoire de l’univers, les collisions entre galaxies étaient fréquentes, plus que celles observées dans l’univers actuel.

Selon une étude publiée le 31 août dans les Publications of the Astronomical Society of Japan, une équipe de chercheurs a identifié quatre paires de LRD, observées il y a environ 12,5 à 12,8 milliards d’années. Ces paires sont probablement associées à des trous noirs massifs en phase d’accrétion rapide.

Les chercheurs ont employé une méthode innovante pour analyser les images du JWST, permettant de distinguer des LRD très rapprochés qui auraient pu être confondus avec un seul objet. Les membres de chaque paire sont séparés de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’années-lumière, rendant peu probable que leur alignement soit fortuit. Cette découverte renforce l’idée que les fusions de galaxies et de trous noirs géants ont contribué à la croissance rapide des trous noirs supermassifs dans l’univers primordial.

Source : Publications of the Astronomical Society of Japan

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