Le tabagisme passif responsable de 1,66 million de décès en 2023
Une étude récente publiée le 8 septembre dans la revue The Lancet révèle que le tabagisme passif serait à l’origine de 1,66 million de décès dans le monde pour l’année 2023. Environ 2,7 milliards de personnes sont exposées à cette forme de tabagisme, avec une prévalence qui augmente particulièrement en Afrique et au Moyen-Orient.
Les chercheurs ont analysé des études publiées sur la plateforme PubMed, couvrant la période de 2010 à 2025, afin d’évaluer les impacts du tabagisme passif sur la santé. Neuf conséquences potentielles, dont l’asthme, ont été examinées.
Des disparités géographiques
Les résultats de l’étude montrent qu’il n’existe pas de seuil d’inhalation sans danger. Bien que la proportion de personnes exposées au tabagisme passif ait diminué de 22 % entre 1990 et 2023, le nombre total d’exposés est resté stable à l’échelle mondiale. Cependant, ce chiffre a considérablement augmenté en Afrique subsaharienne, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, principalement en raison de la croissance démographique. Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables, avec des taux d’exposition plus élevés en Asie du Sud-Est, en Asie de l’Est et en Océanie.
Les fumeurs passifs inhalent deux types de fumées : celle émanant des produits du tabac et celle expirée par les fumeurs. La fumée de l’extrémité incandescente est plus toxique, contenant des concentrations élevées de composés cancérigènes.
Maladies cardiaques et infections pulmonaires
Le tabagisme passif a également entraîné une perte estimée de 44,8 millions d’années de vie en bonne santé au niveau mondial, principalement à cause de cardiopathies ischémiques. Les infections pulmonaires chez les enfants constituent la principale cause de dommages liés au tabagisme passif, tandis que les maladies cardiovasculaires représentent le fardeau le plus important tous âges confondus. En 2023, 5,15 millions d’enfants ont souffert d’infections des voies respiratoires en raison de l’exposition au tabagisme passif.
Source : The Lancet

