Commentaire d’actualité16 Septembre 2026
François ECALLE
À la fin de l’année 2025, les administrations publiques françaises affichent un niveau d’endettement élevé, avec une dette publique s’élevant à 3 460 milliards d’euros, soit 115,7 % du PIB. Parallèlement, le total des passifs des administrations publiques en comptabilité nationale atteint 3 913 milliards d’euros, représentant 130,8 % du PIB, une augmentation de 134 milliards d’euros par rapport à 2024.
Les actifs financiers des administrations publiques sont évalués à 1 718 milliards d’euros, en hausse de 76 milliards d’euros par rapport à l’année précédente. Cette valeur représente 57,4 % du PIB, tandis que les actifs non financiers s’élèvent à 2 945 milliards d’euros, affichant une légère baisse à 98,5 % du PIB. La valeur nette du patrimoine des administrations publiques se chiffre à 750 milliards d’euros, soit 25,1 % du PIB, en baisse de 16 milliards d’euros par rapport à 2024.
Historiquement, la valeur nette du patrimoine a fluctué, atteignant un pic de 62 % du PIB en 2007 avant de connaître une baisse significative, principalement due à l’augmentation des passifs. Ce patrimoine, bien qu’intéressant à considérer, est moins pertinent que la dette publique au sens du traité de Maastricht pour évaluer la soutenabilité des finances publiques. En effet, une grande partie des actifs des administrations publiques ne peut être liquidée, et leur valeur de marché est souvent inférieure à leur valeur faciale.
Les passifs sont principalement constitués de titres de créance, représentant 73 % de l’ensemble, suivis de crédits bancaires (10 %) et d’autres passifs (13 %). Les liquidités représentent 4 %. Notons que ces passifs ne prennent pas en compte les engagements de retraite.
Les actifs non financiers, qui incluent des terrains et des bâtiments, ont également connu une légère augmentation, mais leur valorisation reste complexe en raison de leur nature inaliénable. Les collectivités territoriales détiennent une part importante des actifs, tandis que la majorité des passifs sont portés par l’État, entraînant une valeur nette négative pour ce dernier.
En somme, bien que le patrimoine des administrations publiques fournisse des informations utiles, la dette publique demeure l’indicateur principal pour juger de la viabilité des finances publiques.
Source : Insee, FIPECO.

