Baisse de la natalité en France : étude de la Fondapol révèle des tendances préoccupantes.

Baisse de la natalité : l'étude choc de la Fondapol à Paris

Baisse de la natalité : une étude de la Fondapol révèle une triple crise

La France est confrontée à une baisse record de la natalité, avec environ 645 000 naissances prévues en 2025 et un taux de fécondité tombé à 1,56 enfant par femme. Pour la première fois, le solde naturel est négatif, un phénomène sans précédent depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Selon une étude publiée par le think tank Fondapol, cette dénatalité serait symptomatique d’une crise plus profonde liée à la conjugalité, à la sexualité et à l’engagement.

Intitulée « Conjugalité, sexualité, natalité. La triple récession du couple parental », l’analyse menée par Hélène Calas examine les racines de cette problématique complexe, qui touche au rapport à l’engagement et à l’intimité.

L’étude souligne qu’en dépit de 70 % des moins de 35 ans sans enfant affirmant vouloir en avoir, l’écart entre le désir et la réalité continue de se creuser. Les facteurs économiques, bien que significatifs, ne suffisent pas à expliquer cette tendance. La baisse de la natalité est plutôt le résultat d’une « triple récession » : celle du désir d’enfant, du couple durable et de la sexualité.

Les données révèlent une érosion de la projection dans un avenir stable. Entre 1998 et 2024, le nombre moyen d’enfants souhaités par les 18-29 ans a chuté de 2,5 à 1,9. De plus, près de 20 % des 25-29 ans déclarent ne pas savoir s’ils souhaitent des enfants, ce qui rend le projet parental anxiogène.

La Fondapol identifie également une crise de la conjugalité, avec un célibat durable en hausse et une diminution de l’âge du premier enfant. Les lieux de rencontre traditionnels ont laissé place aux applications de rencontre, qui favorisent une logique de consommation.

En 2023, un quart des hommes et un cinquième des femmes de 18 à 29 ans n’ont pas eu de rapport sexuel durant l’année, un chiffre qui a presque doublé depuis 1992. L’étude attribue cette situation à l’impact des écrans et à la pornographie, qui distordent la connexion entre sexualité et sentiment.

La polarisation des attentes entre jeunes hommes et femmes complique également l’engagement, avec des hommes exprimant un sentiment de déclassement face aux idées féministes souvent adoptées par les femmes.

Pour remédier à cette situation, l’étude préconise une politique de natalité proactive. Hélène Calas suggère de créer des lieux de sociabilité non marchande, de repenser l’éducation sexuelle pour inclure des informations sur la fertilité, et de rendre la parentalité « possible et désirable » en levant les obstacles matériels et en revalorisant l’image du couple durable.

L’étude complète est disponible sur le site de la Fondapol.

Source : Fondapol

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