ANDREAS SOLARO / AFP
Le pape Léon XIV photographié alors qu’il bénit la foule, au Vatican, le 2 septembre 2026.
Le pape Léon XIV ne rencontrera pas le principal collectif des victimes de Bétharram lors de sa visite en France, prévue du 25 au 28 septembre. Dans un communiqué publié le 4 septembre, le collectif, qui regroupe 200 anciens élèves de l’établissement des Pyrénées-Atlantiques, a exprimé sa « consternation » face à ce refus d’accorder une audience à une délégation de victimes à Lourdes.
Lors de l’année scolaire 2024-2025, l’affaire Bétharram avait permis de libérer la parole de plusieurs élèves victimes de violences physiques et sexuelles au sein de cet ensemble scolaire catholique situé dans les Pyrénées-Orientales, à environ quinze kilomètres de Lourdes, où le pape fera une halte entre Paris et Metz.
En juillet 2025, le collectif avait sollicité la Conférence des évêques de France (CEF) pour être reçu par le pape lors de son déplacement. Le collectif souhaitait « quelques minutes pour prier, recevoir une bénédiction et remettre au pape cinq propositions concrètes pour protéger, réparer et prévenir ». Cette demande avait été renouvelée en mai 2026.
La CEF, responsable de l’organisation de la visite du souverain pontife, a répondu négativement à cette demande fin août, tout en précisant qu’une rencontre avec des victimes de violences sexuelles au sein de l’Église avait été souhaitée par le pape lui-même.
Un temps de rencontre avec sept victimes prévu à Lourdes
Le programme du pape prévoit une rencontre avec des victimes, qui aura lieu en fin d’après-midi le dimanche 26 septembre à Lourdes. Selon le programme officiel, « les modalités précises de cette rencontre ne sont pas encore fixées ».
La Conférence des évêques a indiqué dans un courrier adressé au collectif que « sept personnes victimes » rencontreront le souverain pontife. Ces critères incluent la représentativité (mineurs/majeurs, hommes/femmes) et la diversité des parcours. L’identité de ces sept victimes n’a pas été précisée, laissant incertain leur lien avec le collectif de Bétharram. Alain Esquerre, porte-parole du collectif, a affirmé qu’elles ne représenteront pas son groupe, exprimant une « immense déception » de ne pas pouvoir présenter leur plan d’actions en cinq points.
En octobre 2021, un rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) estimait qu’en France, 330 000 mineurs avaient été victimes de violences sexuelles dans l’Église entre 1950 et 2020. Concernant l’affaire Bétharram, près de 250 plaintes ont été déposées par des anciens élèves.
Source : HuffPost.

