La protection progressive des espaces marins a permis le retour spectaculaire d’une espèce emblématique du parc national de Port-Cros : le mérou brun
Dans le Parc national de Port-Cros, le nombre de mérous bruns a connu une augmentation significative, passant de vingt individus observés dans les années 1990 à environ 1000 aujourd’hui. Cette évolution remarquable, présentée par l’Institut océanographique Paul Ricard, est attribuée à un encadrement resserré de la chasse sous-marine.
Port-Cros, qui est le deuxième plus ancien parc national de France, a mis en place une gestion juridique améliorée de ses espaces marins. Depuis 2013, un arrêté (n°2013354-001) fixe un numerus clausus pour les autorisations de pêche locale, contribuant ainsi à la préservation de la biodiversité.
Patricia Ricard, présidente de l’Institut Paul Ricard, a souligné lors d’une conférence de presse que cette évolution démontre l’impact positif des politiques de gestion des ressources maritimes, qui impliquent scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels et usagers de la mer. Elle a également noté que la biodiversité représente un atout touristique majeur pour l’île.
Cet article est basé sur les informations fournies par l’Institut océanographique Paul Ricard.