Le lac de Saint-Cassien fête ses 60 ans
C’est un lieu prisé des Varois, mais aussi des touristes. Situé sur quatre communes, il me 7 kilomètres du nord au sud et 3,5 d’est en ouest. Le lac de Saint-Cassien, construit après la catastrophe de Malpasset, fait aujourd’hui le bonheur des habitants et des vacanciers.
Les jeunes générations du Pays de Fayence le longent sans forcément connaître son histoire. Les vacanciers, jusqu’à 600 000 chaque été, se plongent dans son eau émeraude avec bonheur pour se rafraîchir. Le lac de Saint-Cassien fait bien des heureux, assurément.
Pour en savoir plus sur l’histoire de ce lac de 420 hectares qui fête cette année ses 60 ans, direction l’office du tourisme de Tanneron. Tout commence par la construction d’un barrage en 1962 en plein cœur du Pays de Fayence.
À l’époque, le département du Var est traumatisé. Trois ans auparavant, un drame a endeuillé Fréjus avec la rupture du barrage de Malpasset. Le 2 décembre 1959, des familles entières de la vallée du Reyran et des faubourgs de Fréjus ont été emportées dans leur sommeil par une vague de 40 mètres de haut, causant 423 victimes et 7 000 sinistrés.
Pendant quatre ans, les travaux de construction du lac ont impliqué le déplacement de collines, le creusement de conduites et la construction de ponts. Olivier Choquard, membre de la commission Tourisme de la ville de Tanneron, précise qu’il n’y a pas de village sous les eaux de l’actuel lac, mais seulement des fermes éparpillées.
Le remplissage du lac a nécessité un an, utilisant les eaux du Biançon et de la Siagne, via une galerie souterraine. Le barrage, long de 210 mètres et haut de 60 mètres, retient 60 millions de mètres cubes d’eau.
Depuis sa construction, le barrage fait l’objet d’une surveillance quotidienne. Serge Cassuto, responsable de l’exploitation, souligne que la priorité est de garantir une réserve d’eau potable pour les départements du Var et des Alpes-Maritimes. En période estivale, il est essentiel de maintenir un volume suffisant d’eau pour répondre aux besoins des habitants.
Le lac joue également un rôle crucial dans la régulation des inondations et produit de l’électricité, équivalente à la consommation annuelle d’une ville de 15 000 habitants. Autour du lac, sept concessions exploitent diverses activités, allant du nautisme à la restauration, avec une capacité d’accueil de 400 couverts par jour.
Cependant, la préservation de cet espace naturel est primordiale. Ariane Berthelot, gérante d’une école de voile, insiste sur la nécessité de ne pas xploiter le lac, notamment face aux risques de sécheresse, comme celle exceptionnelle de 2022.
Le principe d’une jauge pour réguler l’accès au lac pourrait être envisagé en cas de surfréquentation ou de sécheresse prolongée.
Source : France 3 Côte d’Azur

