Les nombreuses histoires du château de Bouillac dans l’Aveyron
Ce cinquième épisode sur les châteaux fait un zoom sur celui de Bouillac. Il s’agit du dernier épisode de notre série d’été. Le rendez-vous est donné pour la suite de la série, au moment de l’été 2027.
Dans son livre sur l’histoire de Bouillac, Pierre Poujol note une certaine imprécision sur les origines du château. Une motte castrale, un simple édifice entouré d’une palissade, aurait précédé une maison forte.
Le château de Laroque-Bouillac, indissociable de l’histoire du village, est dominé par la famille éponyme depuis 1014, avec Jean de La Roque. Le site est escarpé, le château surplombant la rivière Lot, agissant comme un verrou. Le village de Bouillac se développe des deux côtés de la rivière, avec Saint-Martin sur la rive gauche. Un port est attesté au XIe siècle, ainsi qu’une église de style roman au XIIe siècle et un moulin à grain avec trois jeux de meules.
Durant la guerre de Cent Ans (1337-1453), les Anglais occupent temporairement la vallée. Après ce conflit, un descendant des de La Roque agrandit la maison forte initiale, érigée sur la rive droite, en 1475, la rendant plus accessible.
Une loggia style Renaissance
Jean-Paul et Marie Ginestet, impliqués dans la vie locale, partagent que la forteresse devient imposante avec un donjon carré et une tour ronde, encadrant une loggia de style Renaissance. En 1531, Nicolas de La Roque épouse Jeanne de Cluny et meurt dans son château en 1557, demandant à être inhumé dans l’église de Bouillac, suggérant l’existence de l’édifice religieux à cette époque.
Ces seigneurs, influents et introduits à la cour de France, domineront la région jusqu’en 1719, date à laquelle le château sera vendu à la famille Dunal de Montauban.
Légendes
Plusieurs légendes entourent le château, notamment l’existence d’un souterrain reliant la forteresse à Saint-Martin. Bertrand Du Guesclin, célèbre pourfendeur d’Anglais, aurait également fait étape dans la vallée. Une anecdote plus certaine évoque les caves du château, qui ont conservé du vin destiné au marquis de Bournazel, oublié par les transporteurs.
Source : La Dépêche.



