Le Burkina Faso rompt ses relations diplomatiques avec la France
Le Burkina Faso a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, une décision communiquée par le ministre burkinabè de la Communication, Gilbert Ouédraogo. Dans un communiqué, il a déclaré que le pays « a pris la décision de rompre ses relations diplomatiques avec la République française ».
Les autorités burkinabè justifient cette décision par l’absence des « conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la souveraineté nationale ». Le gouvernement burkinabè reproche à Paris « l’activisme incessant du régime en place en France contre les intérêts du Burkina Faso » et évoque des « ambitions néocoloniales » ainsi qu’un soutien à des « réseaux subversifs et aux terroristes » dans la région du Sahel.
Malgré cette rupture, le gouvernement souligne que cela ne remet pas en cause les « liens historiques, humains, culturels et sociaux » entre les peuples burkinabè et français, précisant que la décision concerne uniquement le cadre institutionnel des relations diplomatiques.
Le gouvernement burkinabè a également assuré de sa volonté de garantir la sécurité des ressortissants français présents sur son territoire, tout en appelant les citoyens à faire preuve de civisme et de retenue à leur égard. En réponse, le ministère français des Affaires étrangères a exprimé son « regret » face à cette décision, la qualifiant d' »hostile et sans fondement » et a annoncé que des « mes de réciprocité » étaient en cours d’examen.
Le Burkina Faso a affirmé sa détermination à poursuivre une politique étrangère indépendante et ouverte au dialogue avec l’ensemble des États de la communauté internationale, sur la base du respect mutuel et de la réciprocité.
Cette situation souligne les tensions croissantes entre le Burkina Faso et la France, dans un contexte de lutte contre le terrorisme et de préoccupations géopolitiques dans la région du Sahel.
Source : Gouvernement burkinabè
