Le pari de l’hydrogène bas-carbone
L’actualité en Europe est marquée par un trilemme particulièrement saillant entre trois dimensions conflictuelles : climat, souveraineté et compétitivité.
La transition énergétique en cours en Europe vise à substituer les usages des énergies fossiles par des vecteurs énergétiques bas-carbone, souvent issus de l’électricité, pour atteindre des objectifs d’atténuation du changement climatique. Cette transition permet de réduire les importations d’énergies fossiles provenant de certains pays producteurs, comme la Russie, mais implique possiblement de nouvelles dépendances envers d’autres pays, comme la Chine, pour l’approvisionnement en équipements électriques.
Les politiques européennes antérieures ont jusqu’ici favorisé la compétitivité des technologies au détriment du développement de filières de fabrication domestiques. Ainsi, depuis les années 2010, les pays européens ont consenti à des importations massives de modules solaires photovoltaïques, d’onduleurs, de batteries et autres équipements électriques nécessaires à la transition.
Les bouleversements géopolitiques récents, tels que la guerre en Ukraine et les politiques mercantilistes américaines, ont conduit à une réévaluation de cette approche. L’Union Européenne (UE), à travers son « Green Deal Industrial Plan » (2023), met l’autonomie stratégique de l’Europe sur un même plan que les objectifs de neutralité carbone.
Source : AOC Media
