Un laboratoire clandestin de méthamphétamine démantelé en Afrique du Sud
La police sud-africaine a annoncé, le vendredi 21 août 2026, la découverte d’un laboratoire de méthamphétamine près de la frontière avec le Zimbabwe. Cinq ressortissants étrangers, dont deux Mexicains, ont été interpellés. Cette opération survient après plusieurs saisies impliquant des ressortissants mexicains ces derniers mois, soulevant des interrogations sur une potentielle implantation de réseaux criminels latino-américains en Afrique.
Les forces de sécurité ont investi le laboratoire dans la nuit de jeudi à vendredi, dans une ferme située près de Musina, une ville frontalière de la province du Limpopo, au nord du pays. Elles y ont saisi des drogues et du matériel d’une valeur estimée à 600 millions de rands, soit environ 32 millions d’euros. Deux Mexicains, deux Zimbabwéens et un Malawite ont été arrêtés. Selon la police, cette découverte révèle une opération présumée « sophistiquée », menée « à l’échelle industrielle » pour la fabrication de substances illicites destinées à la distribution.
Le lieutenant-général Jan Scheepers, chef de la police du Limpopo, a déclaré à la chaîne publique SABC s’attendre à « davantage d’arrestations » et suspecte des liens avec des réseaux du crime organisé. Il a précisé que les drogues fabriquées étaient envoyées à travers le pays et vers les pays voisins.
Ce n’est pas la première fois que des laboratoires de ce type sont découverts en Afrique du Sud. En mai, un autre laboratoire avait été démantelé dans une ferme isolée au nord-ouest de Johannesburg, avec l’arrestation de onze suspects, dont quatre Mexicains, et une valeur de la drogue produite estimée à environ 13,3 millions d’euros. En septembre 2025, cinq Mexicains avaient été interpellés lors du démantèlement d’un laboratoire clandestin à environ 250 kilomètres au sud-est de Johannesburg, avec une saisie de méthamphétamine d’une valeur de 18,6 millions d’euros.
Cette série d’arrestations soulève des questions sur la présence de cartels latino-américains dans la région. Un porte-parole de la police a déclaré à l’AFP que « la nationalité, à elle seule, ne permet pas d’établir un lien avec un cartel ». Un rapport de l’ONG Global Initiative Against Transnational Organized Crime, publié en juillet 2025, souligne que les laboratoires découverts en Afrique du Sud et au Mozambique illustrent « l’expansion des cartels latino-américains en Afrique et leur coopération avec des groupes criminels locaux ». L’Afrique du Sud est également identifiée comme un important consommateur de méthamphétamine, une drogue en pleine expansion dans la région.
Source : RFI



