La tapisserie de Bayeux : mille ans d’histoire et un défi face aux nids-de-poule anglais
La tapisserie de Bayeux, chef-d’œuvre médiéval, a récemment affronté un défi de taille lors de son transfert vers le British Museum à Londres. Selon Craig Simpson du Daily Telegraph, “les nids-de-poule britanniques ont failli marquer la fin de la tapisserie de Bayeux, qui avait pourtant survécu à la Révolution française et à l’invasion allemande”.
Après un voyage d’une nuit, l’œuvre est arrivée le 10 juillet au British Museum, où elle sera exposée pendant un an. Cependant, les routes anglaises, réputées pour leurs “problèmes de nids-de-poule”, ont suscité des inquiétudes en raison des vibrations qu’elles peuvent provoquer.
La tapisserie, partie de Bayeux dans le Calvados, a emprunté le tunnel sous la Manche pour sortir à Folkestone. Les experts ont anticipé les défis du trajet entre Folkestone et Londres, identifié comme le plus difficile, en organisant une “session d’entraînement”. Une réplique de l’œuvre a été fabriquée pour évaluer les dommages potentiels, et des tests ont été effectués sur des routes allemandes pour mer “le niveau de vibrations dans le compartiment de chargement”. Un “système d’absorption des chocs de type ‘berceau’” a été installé pour sécuriser la tapisserie pendant le transport, testé sur une “piste d’essai” aux Pays-Bas.
Ces préparatifs ont permis à la tapisserie de Bayeux d’arriver “sans problème” au Royaume-Uni. L’annonce de son prêt avait suscité des craintes au sein du monde culturel, entraînant une action en justice visant à bloquer le transfert, craignant des dommages à cette œuvre millénaire. Cette action a été rejetée par le Conseil d’État en juin dernier.
Source : Daily Telegraph



