La Suisse réhabilite 466 citoyens ayant servi la Résistance française
La Suisse a réhabilité, lundi, 466 citoyens condamnés pour avoir servi la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale. Cette décision, prise par l’Assemblée fédérale, revêt une importance à la fois symbolique et historique.
En vertu de la législation en vigueur, tout Suisse qui prend du service dans une armée étrangère commet une infraction sanctionnée par le code pénal militaire. De ce fait, de nombreux volontaires suisses engagés dans la Résistance française ou italienne avaient été condamnés à des peines de prison ou privés de leurs droits politiques à leur retour, souvent par contumace.
Cette réhabilitation, qui ne donne pas droit à une compensation financière, a été votée par le Parlement après avoir été soutenue en janvier par le Conseil fédéral. Ce dernier a déclaré que le projet de loi honore l’engagement des volontaires pour la liberté et la démocratie, tout en maintenant le principe de l’interdiction de combattre pour une armée étrangère.
Comme pour la loi sur la réhabilitation des volontaires de la guerre civile espagnole adoptée en 2009, le texte ne permet pas aux personnes concernées de demander une décision individuelle ou une indemnité financière. Les 466 personnes identifiées ont été recensées grâce aux recherches de l’historien Peter Huber sur les motivations des Suisses ayant combattu dans la Résistance, que ce soit au sein des Forces françaises libres (FFL) ou de la Résistance intérieure (FFI) dirigée par le général de Gaulle.
Cette réhabilitation marque un pas important vers la reconnaissance du rôle des Suisses dans la lutte pour la liberté pendant la Seconde Guerre mondiale.
Source : AFP Agence France-Presse
