La société, l’acteur oublié entre l’État et le marché
Publié le 20 août 2026 à 14:30
Les communs, qui incluent des ressources telles que l’eau, la biodiversité et les infrastructures numériques, prennent une ampleur sans précédent, devenant des éléments essentiels dans le débat économique contemporain. Cette évolution interroge notre capacité à établir des règles collectives efficaces à l’échelle mondiale, un héritage intellectuel profondément ancré dans les travaux d’Elinor Ostrom. La chercheuse, lauréate du prix Nobel d’économie, a montré que les communautés peuvent gérer leurs ressources de manière durable sans intervention étatique ou mécanismes de marché.
Dans le contexte actuel de crises environnementales et de transformations numériques, les défis se multiplient. Les enjeux liés à la gestion des communs sont cruciaux, notamment en ce qui concerne le changement climatique et les infrastructures d’intelligence artificielle, qui nécessitent une coopération internationale.
Selon des données de l’INSEE, en 2025, 65% de la population française a exprimé une préoccupation croissante envers la gestion des ressources communes, soulignant l’importance de l’engagement citoyen dans la gouvernance des biens collectifs. Par ailleurs, Eurostat indique que dans l’Union Européenne, 72% des citoyens estiment que les politiques environnementales devraient être renforcées pour mieux protéger les communs.
Cette dynamique met en lumière un besoin urgent de réévaluation du rôle de la société dans l’économie. Alors que l’État et le marché semblent souvent en opposition, il devient impératif de reconnaître la société comme un acteur clé, capable de contribuer à des solutions durables et inclusives.
Ces réflexions s’inscrivent dans le cadre d’une série d’analyses sur les économistes influents face aux enjeux contemporains, rappelant que l’avenir de nos communs dépendra de notre capacité à collaborer au-delà des frontières et des intérêts individuels.
Source : INSEE, Eurostat



