La situation est pire qu’en 2022 : en mer Noire, le tragique retour de la « guerre des céréales »
En cette fin d’été, le port d’Izmaïl, dans la région d’Odessa, est à nouveau le théâtre de violences. Les sirènes hurlent, rappelant les premiers jours de l’invasion russe. Depuis plusieurs semaines, la ville, qui abrite le plus grand port fluvial d’Ukraine, subit des attaques incessantes de missiles et de drones russes. Le 29 août, plusieurs engins ont détruit cinq camions, faisant un mort. Une frappe précédente, le 17 août, avait déjà endommagé un navire civil battant pavillon du Togo, blessant quatre personnes. Le gouverneur d’Odessa, Oleh Kiper, a qualifié ces actes de « nouveau crime de guerre des Russes contre les civils ».
La situation est tout aussi préoccupante dans les principaux ports côtiers, tels que Tchornomorsk, Pivdenny et Odessa. Les répercussions de ces attaques se font sentir sur l’acheminement des céréales, un enjeu crucial pour l’économie ukrainienne et la sécurité alimentaire mondiale.
Les tensions en mer Noire s’intensifient, rendant la navigation de plus en plus risquée pour les navires commerciaux. Les perturbations dans les exportations céréalières sont déjà visibles, affectant les marchés internationaux, où la demande reste élevée.
La situation actuelle souligne l’escalade du conflit, qui, selon les observateurs, est pire qu’en 2022, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour l’économie ukrainienne et la stabilité alimentaire mondiale.
(Source : L’Express)

