Dans le choix de la parentalité, la liberté et l’amour pèsent plus lourd que les finances ou la carrière
Les naissances continuent de reculer en Suisse, selon le dernier pointage de l’Office fédéral de la statistique publié jeudi. La baisse entamée en 2022 se poursuit en 2025, légère mais constante, tandis que l’âge moyen des mères grimpe à 32,5 ans. Avec 1,28 enfant par femme, la Suisse figure au 25e rang mondial, soit parmi les pays affichant le taux de natalité le plus faible.
Une enquête menée par l’Université de Zurich, dans le cadre du pôle de recherche universitaire (UFSP) Human Reproduction Reloaded et publiée le 15 juin 2026, se penche sur le choix d’avoir ou non des enfants. « La part d’indécis a augmenté et les avis varient davantage au cours d’une vie », constate le sociologue Jörg Rössel, coauteur de l’étude. La proportion de jeunes qui décident délibérément de ne pas avoir d’enfant a doublé en dix ans, passant d’environ 7 % à 16 % chez les 20-39 ans.
Ces données soulignent un changement significatif dans la perception de la parentalité, où des facteurs tels que la liberté personnelle et l’amour semblent prendre le pas sur des considérations financières ou professionnelles.
Source : Office fédéral de la statistique, Université de Zurich.
