La fusée Vega-C envoie deux satellites dans l’espace pour analyser le changement climatique
C’est un lancement réussi pour la fusée Vega-C, qui a décollé du port spatial européen à Kourou, en Guyane française, dans la nuit du lundi 14 septembre. La fusée a emporté deux satellites : l’un est dédié à la surveillance de la santé des plantes, tandis que l’autre a pour mission d’observer les océans et les terres émergées.
Ces satellites sont maintenant en orbite basse, à 815 km au-dessus de la Terre. Dans un contexte où le changement climatique s’intensifie, les données fournies par ces appareils sont essentielles pour comprendre notre impact sur la planète et réagir face aux catastrophes naturelles croissantes.
À quelques minutes du lancement, l’atmosphère était chargée de tension au centre de contrôle Jupiter. Le ciel nocturne s’est illuminé au moment où le propulseur de la fusée s’est enflammé. Marco Celesti, un des scientifiques de la mission, a exprimé son émerveillement : « La fusée a été tellement rapide ! Je ne m’attendais pas à ça ! Et quand vous entendez le bang sonique, vous réalisez que ce n’est pas juste une lumière qui s’élève dans le ciel, mais une fusée qui transporte des satellites. C’est incroyable. »
Cela fait 13 ans que Celesti travaille sur ce projet. Dans quelques jours, les satellites commenceront à transmettre leurs premiers relevés, marquant le début d’une nouvelle phase pour les chercheurs, qui devront analyser les données et réaliser des découvertes scientifiques.
Les deux satellites voleront en tandem. Le premier est plus expérimental, tandis que le second, Sentinel 3-C, s’inscrit dans une série de satellites d’observation de la Terre du programme européen Copernicus, qui comprend déjà d’autres modèles Sentinel-3.
Eumetsat, en collaboration avec l’Agence spatiale européenne, opérera le satellite durant sa mission et collectera des données cruciales pour mieux appréhender le changement climatique. Phil Evans, directeur général d’Eumetsat, a souligné l’importance des satellites Sentinel-3 pour observer les feux de forêt et leur intensité, permettant ainsi aux services de secours d’agir plus rapidement pour éviter des catastrophes.
Chaque jour, le programme Copernicus génère près de 25 térabits de données, toutes accessibles gratuitement. Mauro Facchini, chef du programme, a affirmé que l’Europe doit maintenir sa souveraineté technologique pour faire face aux défis futurs.
Deux heures après le lancement, les satellites ont atteint leur orbite et ont commencé à collecter des données sur notre planète.
Source : RFI

