Fabriquer le hasard : une obsession humaine vieille de 12 000 ans – franceinfo

Fabriquer le hasard : une obsession humaine vieille de 12 000 ans

Un archéologue américain a identifié les plus anciens dés jamais découverts, datant de la fin de l’ère glaciaire. Cette découverte relance une vieille question scientifique : comment produire un hasard véritable, un défi qui a traversé les millénaires jusqu’à l’ère quantique.

Un constat historique

Un archéologue du Colorado a récemment prouvé que l’humanité cherche à fabriquer du hasard depuis plus de 12 000 ans. Au début du mois d’avril 2026, il a identifié les plus anciens jeux de dés connus dans les collections d’un musée américain. Contrairement à la croyance antérieure qui situait l’invention des dés à 6 000 ans en Mésopotamie, cette découverte révèle que les Amérindiens utilisaient déjà des dés à la fin de l’ère glaciaire.

Défis du hasard

La quête pour produire un véritable hasard est complexe. Les résultats de jeux de hasard, comme ceux des loteries ou des roulettes, ne sont jamais complètement aléatoires. Par exemple, lorsqu’un dé est lancé, il suit une trajectoire dictée par la gravité, qui pourrait théoriquement être calculée. Ce constat a alimenté un débat entre philosophes et physiciens sur la nature du hasard.

Utilité du hasard

Le vrai hasard est crucial non seulement pour les jeux de casino, mais aussi pour des applications telles que la cryptographie et les simulations numériques. Au XXe siècle, l’émergence de la physique quantique a permis de découvrir des phénomènes réellement aléatoires à l’échelle des particules, offrant ainsi une nouvelle dimension à la compréhension du hasard.

Conclusion

Cette recherche sur les dés témoigne d’un intérêt humain ancien pour le hasard, qui se poursuit aujourd’hui avec les avancées de la physique quantique. Un ordinateur quantique a récemment réussi à générer des nombres véritablement aléatoires, marquant ainsi une étape importante dans cette quête qui dure depuis des millénaires.

Source : Franceinfo

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