La Belgique dépend toujours du GNL russe malgré l’interdiction imminente en Europe
La Belgique reste fortement dépendante des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, selon les données rapportées par Bloomberg. Cette situation est exacerbée par une chute des livraisons en provenance du Moyen-Orient.
En juillet, la Belgique était entièrement dépendante de la Russie pour ses importations de GNL, en raison d’une forte baisse des approvisionnements en provenance de cette région, conséquence directe des tensions géopolitiques actuelles. La plupart des clients européens ont renoncé à acheter du GNL pour leurs réserves hivernales, en raison des prix élevés, aggravés par des perturbations dans la navigation à travers le détroit d’Ormuz.
Bien que les importations de GNL russe aient diminué par rapport aux niveaux observés plus tôt dans l’année, cette dynamique ne s’aligne pas avec la politique énergétique de l’Union européenne, qui prévoit une interdiction d’importation de GNL russe à partir de 2027.
Selon Bloomberg, la quantité totale de GNL importée par la Belgique, qui se classe comme le cinquième plus grand importateur européen, a chuté de plus de 40 % en juillet par rapport à l’an dernier. Malgré cette baisse, le pays a tout de même acheté environ 400 000 tonnes de GNL russe. La Belgique continue également de recevoir du gaz de Norvège et du Royaume-Uni.
Les États membres de l’UE auraient dû réduire leurs achats de GNL russe, étant donné que les contrats à court terme sont interdits depuis avril. Cependant, les volumes importés continuent d’augmenter, car les pays européens cherchent des alternatives aux livraisons du Moyen-Orient. Après les États-Unis, la Russie demeure le principal fournisseur de GNL pour l’Europe.
Source : Bloomberg


