La Banque centrale européenne s’inquiète de l’impact du pétrole à 100 dollars sur l’inflation
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir son taux de dépôt à 2,25% lors de sa réunion ce jeudi. Cette décision intervient alors que le prix du pétrole Brent a dépassé la barre des 100 dollars, suscitant des inquiétudes quant à une possible nouvelle poussée inflationniste dans la zone euro.
Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la guerre au Moyen-Orient, l’incertitude entourant les perspectives économiques s’est accrue. Cette situation génère des risques à la hausse pour l’inflation et à la baisse pour la croissance économique. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a noté que la décision de maintenir le taux était unanime, bien que certains gouverneurs aient questionné l’opportunité d’une hausse.
La présidente a exprimé sa préoccupation face à la flambée des prix de l’énergie, affirmant que « le choc énergétique pourrait s’intensifier, et ses effets sur les prix et les salaires pourraient être plus forts que prévu ». La BCE justifie son choix par l’absence d’effets de second tour sur l’inflation à ce stade, surveillant de près les revendications salariales qui peuvent propager les hausses de prix dans l’économie.
Actuellement, la croissance nominale des salaires est faible, oscillant entre 2,3% et 2,5%, selon les indicateurs de la BCE et d’Indeed, tandis que la croissance des profits unitaires a chuté depuis 2023. Les marchés anticipent une éventuelle hausse des taux lors de la prochaine réunion en septembre, en fonction de l’évolution de l’inflation.
Source principale : Banque centrale européenne