Jeu du piment : un défi aux conséquences sanitaires alarmantes
Le 21 juillet dernier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a publié un communiqué alertant sur les dangers liés à la consommation d’aliments ultra-piquants, notamment le piment considéré comme « le plus fort du monde ». Cette pratique, largement popularisée sur les réseaux sociaux, peut engendrer des symptômes graves, voire entraîner la mort.
Un défi inspiré de l’émission américaine Hot Ones
Le défi du piment n’est pas nouveau. Sa version précédente, lancée en 2017, consistait à projeter des piments dans les yeux ou dans la bouche de camarades, provoquant des brûlures sévères. Depuis quelques années, ce défi a évolué, notamment sur TikTok, où des jeunes se filment ingérant des aliments pimentés. Inspiré de l’émission Hot Ones, ce concept vise à divertir les spectateurs en montrant les réactions des participants face à des sauces ultra-pimentées.
La capsaïcine : un poison potentiel
Les piments contiennent de la capsaïcine, responsable de la sensation de brûlure. À forte dose, cette substance peut causer de graves douleurs au niveau du système digestif, ainsi que des nausées, vomissements et diarrhées. Elle peut également provoquer des palpitations et des pertes de connaissance. Bien que la plupart des symptômes soient bénins, les enfants et les personnes souffrant de pathologies digestives ou cardiaques sont particulièrement vulnérables.
Un décès tragique aux États-Unis
En 2023, un adolescent américain de 14 ans est décédé d’un arrêt cardio-respiratoire après avoir consommé une chips ultra-pimentée. En France, entre 2021 et 2025, 124 personnes ont contacté un Centre antipoison en raison de symptômes inquiétants liés à la consommation d’aliments pimentés. Parmi ces cas, un tiers concernait des adolescents de 10 à 15 ans.
Retrait de produits dangereux
Depuis 2023, six produits à forte teneur en capsaïcine ont été retirés du marché européen en raison des risques qu’ils présentent pour la santé. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) évalue actuellement les risques associés à la consommation de capsaïcine, visant à renforcer la réglementation sur les denrées alimentaires à forte teneur en cette substance.
Que faire en cas de brûlure ?
En cas de brûlure buccale, il est conseillé de ne pas se rincer la bouche à l’eau, car la capsaïcine n’est pas soluble dans celle-ci. Il est préférable d’utiliser des aliments gras comme des produits laitiers pour atténuer la sensation de brûlure. En cas de gonflement du visage ou de difficultés à respirer, il est impératif de contacter immédiatement les services d’urgence.
Source : Anses.


